Deutliche Spiegelbilder
Freitag, 25. April 2014

hlü. ⋅ Claude Debussy und Maurice Ravel werden gemeinhin unter dem Stichwort «Impressionismus» subsumiert, doch zeigt ihre Klaviermusik charakteristische Unterschiede. Wo Debussys Klänge eher fliessend und duftig sind, bevorzugt Ravel das geradezu geometrisch Ausgezirkelte, die scharf geschliffenen Kristalle. Genau in diesem Sinne interpretiert die Japanerin Momo Kodama Ravels «Miroirs», den halbstündigen Zyklus mit seinen wunderbar poetischen Titeln und dem ebenso bildkräftigen Klang für die melancholischen Vögel und die einsame Barke auf der See. Wie gemeisselt arbeitet sie die Form heraus; sie verliert sich nicht in Stimmungen, wählt vielmehr einen klaren, nicht durch zu viel Pedal verfälschten Anschlag. So gewinnen die Stücke Leuchtkraft und Kontur, selbst das pianistisch Hochvirtuose wie in «Alborada del gracioso» hält sich in einer Art poetischer Diskretion zurück. Den Landsmann Takemitsu nimmt sie so neuimpressionistisch, wie seine Musik eben ist, und der Überlänge von Messiaens «La fauvette des jardins» gewinnt sie Spannungsbögen und sprechende Pausen ab, auch wenn die in unseren Landen wohl eher selten gewordene Gartengrasmücke aus dieser Musik kaum erinnerlich ist. Auch hier aber: erfreulich deutliche Zeichen, rhythmische Präzision, Strenge der Werkdienlichkeit. Empfehlenswert.

«La vallée des cloches». Maurice Ravel: Miroirs; Toru Takemitsu: Rain Tree Sketch; Olivier Messiaen: La fauvette des jardins. Momo Kodama (Klavier). ECM New Series 4810426 (1 CD).

Momo Kodama’s debut recording for ECM La Vallée des Cloches is reviewed in American Record Guide 
April 2014

Kodama’s impeccable technique and facility for crystalline sounds makes for a mesmerizing program. ‘Miroirs’, the highlight of the program, is awash in rich colors, poised and graceful. Two other rarely performed works round out the program. ‘Rain Tree Sketch’ is a short, but lovely treat, and Messiaen’s trademark birdcalls thread through ‘La Fauvette Des Jardins’. Impressive.

Kang, American Record Guide

MOMO KODAMA JOUE RAVEL, TAKEMITSU ET MESSIAEN
janvier 2014 – par Franck Mallet – Article paru dans le N°159 de Classica

Pour son premier enregistrement chez ECM, la pianiste Momo Kodama interprète trois œuvres majeures dont une version extraordinaire des « Miroirs » de Ravel.

Née à Osaka, Momo Kodama est une intime du piano français, puis qu’elle a déjà consacré des albums à Debussy et Messiaen. Pour son premier enregistrement chez ECM, le choix des Miroirs de Ravel avait quelque chose de quasi suicidaire face à une discographie bien établie, mais c’est évidemment un défi aussi pour tout interprète… Passé la trentaine, Ravel rassemblait l’un des recueils majeurs du répertoire du XXe siècle avec ces cinq pièces, dont deux furent en outre orchestrées, et dont la facture, à la fois étrange et neuve, n’appartient qu’à lui, loin des styles en vogue à l’époque. Sous les doigts d’une telle interprète, l’œuvre paraît d’autant plus surgir du néant que le son se dresse et évolue avec naturel. Est-ce le poids du corps, la combinaison du bras, de la main et des doigts, ou une conception si accomplie de la partition, qui fait que chaque note, chaque accord tombe avec autant d’évidence ? L’harmonie floue des Noctuelles, le bruissement d’un rythme discontinu : l’auditeur est littéralement suspendu à cet art de funambule. Avec la pièce suivante, la jubilation s’accroît, mais autrement. Le vol de ces Oiseaux tristes ferait pleurer les pierres du jardin de poupée de Ravel, à Montfort-l’Amaury. Un tel silence règne entre les notes, qu’on en reste coi, à savourer tant de subtilité, tant d’éloquence : de la magie pure. La tension ne retombe pas pour autant, mais s’apaise avec l’enchanteresse barcarolle d’Une barque sur l’océan, qui nous emporte au loin, à rêver sur le mouvement de l’onde en oubliant le chant éperdu de ces oiseaux funestes. Et si Messiaen se profile dans l’Alborada del gracioso, c’est pour mieux en aiguiller le rythme régulier, faire trébucher le bouffon dans sa danse espagnole, tandis qu’apparaît déjà La Vallée des cloches : magnifique portique vers un Orient contemplatif par cette interprète unique. Sans hésiter, Momo Kodama bouleverse la discographie des Miroirs de Ravel, où trônaient de grandes figures du passé (Perlemuter, Gieseking, Haas et Casadesus), comme celle, plus récente, d’Alexandre Tharaud.

Entre Ravel et Messiaen, l’élégance diffuse du Japonais Toru Takemitsu avec Rain Tree Sketch est une oasis de plénitude. La Fauvette des jardins de Messiaen est un festival de chants d’oiseaux non moins majestueux, où la pianiste éclaire le moindre détail, sans pour autant bousculer le rythme. Là encore, il faut apprécier ce jeu renouvelé et d’une liberté confondante – quel bain de jouvence !

Momo Kodama (piano)
“La Vallée des Cloches”
Ravel : Miroirs. Takemitsu : Rain Tree Sketch. Messiaen : La fauvette des jardins

ECM «New Series» 4810426 (Universal). 2012. 66′
Nouveauté

Published 6:47 pm, Thursday, February 20, 2014
  ‘LA VALLÉE DES CLOCHES’
Momo Kodama, pianist (ECM) 

French music of the 20th century can be traced back to Debussy – except for the strain that stems from Ravel. Pianist Momo Kodama’s entrancing new disc offers a glimpse of that second lineage, in performances that boast an apt combination of clarity and insinuation.

She begins with Ravel’s “Miroirs,” that fecund repository of Impressionist ideas and techniques, and then traces its influence through two later works, the brief and wonderfully evocative “Rain Tree Sketch” by Toru Takemitsu (a French composer in all but actual biography) and Olivier Messiaen’s “La fauvette des jardins.” The Messiaen, a rarely performed late work infused (naturally) with bird calls, is a revelatory demonstration of how the distinctive figurations and voicings of Ravel’s piano writing seep through nearly a century’s worth of elaboration to surface in a difference harmonic and formal context.

But the disc is worth hearing even if only for Kodama’s crisp, pointed and sensuous playing of “Miroirs,” a performance both elegant and elusive.
(Joshua Kosman )
See link on SFGate.

January 8, 2014, 1:55 pm
‘LA VALLÉE DES CLOCHES’
Momo Kodama, pianist (ECM) 

Momo Kodama, a Japanese pianist who trained at the Paris Conservatory, reveals the shimmering sonorities of 20th-century piano music, beginning with Ravel’s “Miroirs.” A Messiaen specialist, she offers a vividly hued traversal through the glittering chord progressions of “La Fauvette des Jardins,” which incorporates his trademark bird song. Also included is the brief “Rain Tree Sketch” by Toru Takemitsu, a Japanese composer profoundly influenced by Messiaen.
(Vivien Schweitzer)

CONCERTONET.COM — Sélectionné par la rédaction 
Le dernier album de Momo Kodama (à ne pas confondre avec sa sœur aînée Mari), mais le premier pour ECM, s’intitule joliment «La vallée des cloches», dernière pièce des Miroirs de Ravel. Formée en partie à Paris, où elle vit, la pianiste japonaise en livre une interprétation fine et sophistiquée qui concilie abstraction et imagination. Elle veille à diversifier sa palette, comme dans «Alborada del gracioso» et «Une barque sur l’océan», aux couleurs évocatrices. Sa sensibilité se manifeste à chaque instant, en particulier dans «La vallée des cloches», justement. Délivrant des timbres d’une grande beauté et révélant un toucher admirable, elle évolue tout en souplesse.

Magnifiquement exécutée, de façon parfaitement ciselée et avec un luxe de détails très appréciable, la La Fauvette des jardins de Messiaen révèle les affinités de Momo Kodama avec le compositeur dont elle a déjà enregistré, pourTriton, le Catalogue d’oiseaux et les Vingt Regards sur l’Enfant-Jésus. D’une impeccable tenue, sa version traduit une subtile compréhension de l’harmonie et de la couleur propres au compositeur. Le bref Rain Tree Sketch de Takemitsu relie les deux œuvres phares de ce programme original qui jette un pont entre la France et le Japon.

12/15/2013
Sébastien Foucart, concertonet.com
for CD “La vallée des cloches” 

LUZERNER ZEITUNG, November 25, 2013 (for Recital at Lucerne Piano Festival) — Als Kleinod entpuppte sich dazwischen das Late Night der japanischen Pianistin Momo Kodama. Schon beim Pruefstein Bach liess sie durch eindringliche Kantabilitt aufhorchen (Andante des Italienischen Konzerts) und machte die virtuos pointierten Etueden von Debussy restlos zu einem so witzigen wie rauschhaften Hoehepunkt…..
Dazwischen zeigte die Urauffhrung von Etueden des Japaners Toshio Hosokawa, wie reizvoll gerade das Klavier fuer die zeitgenssische Musik sein kann. Selbst in der trockenen Akustik des Luzerner Saals, kam das von Pinselstrichen inspirierte Spiel mit Linien, die im Nichts auftauchen, sich durch Resonanzen ausbreiten, berlagern und wieder verschwinden, mysteris zur Geltung.
Urs Mattenberger

L’ECHO CHARITOIS 21.11. 2013 — Il faudrait citer la précision, la pertinence stylistique et le naturel des ornements dans le Concerto italien. Il faudrait relever avec quelle subtilité la pianiste a suggéré que les Études d’Hosokawa nous préparaient à une écoute et une compréhension renouvelée du 2e Scherzo de Chopin dans ses alternances d’âpreté fiévreuse et de tendresse lyrique. Il faudrait revenir sur l’art avec lequel elle a su donner sens aux silences, si essentiels dans la structure des grandes œuvres musicales. Il faudrait insister sur la facilité avec laquelle elle s’est jouée des difficultés techniques extrêmes des Études de Debussy . Il faudrait enfin souligner une donnée quasi synesthésique qui a imprimé sa marque à toute la soirée. On sait que lorsqu’il est pleinement musical, le son est l’expression sonore d’un geste qui engage tout le corps de l’interprète. Avec une puissance expressive qui n’était pas sans évoquer celle de la calligraphie japonaise, Momo Kodama en a fait la démonstration éclatante tout au long d’un concert qui était, au sens le plus riche du terme, une véritable performance.
Jean-Louis Lebrave
echo charitois 21.11. 2013

GILLES MACASSAR –2. 11.2103 — Trois oeuvres altières et singulières magistralement interprétées par la pianiste japonaise.

En disciple d’Yvonne Loriod, à qui son mari, Olivier Messiaen, avait dédié sa partition, Momo Kodama exalte la volubilité acérée de ces mélopées diurnes ou nocturnes, leurs couleurs stridentes.
Gilles Macassar –2. 11.2103 Telerama (about the ECM Recording “la Vallée des cloches” 

BBC MUSIC Magazine, October, 2012 — Momo Kodama clearly has the music in her blood. In her hands, the jaunty opening volleys of ‘Le traquet stapazin’ bubble with cheerfulness, and she controls the numerous jumps in tempo and mood with a natural ease…Kodama’s dramatic sense is strong. ****

NEUE MUSIKZEITUNG, December 2011 — The loss of an entire generation of Jewish composers through the Holocaust has robbed the world of a source of great creative potential. Who knows what kind of music would have evolved out of the conflict between radical, innovative tendencies and Neoclassicism. The Jerusalem Festival deeply explored this speculative topic, with pieces such as Pavel Haas’ Piano Suite, Op. 13. Momo Kodama played this Neo-Baroque but also jazz-inspired piece as “great” music, in which all of the different trends of the time coalesce. Her playing was colourful, rich in contrast, and filled the piece with a vividly prominent drama that can only be described as awe-inspiring.

FRANKFURTER ALLGEMEINE, September 2011 — The wonderful pianist Momo Kodama haptically pulls out the traditional structures and timbres from the jazzy Suite Op. 13 by Pavel Haas.

DIE WELT, November 24, 2010 — Momo Kodama moved through the (Ravel) Piano Concerto in D major in an admirable manner.

DER NEUE MERKER, November 2010 — Much applause also for Kent Nagano and the State Orchestra, and especially for the petite pianist Momo Kodama, who played Ravel’s Piano Concerto for the Left Hand brilliantly and powerfully.

SUEDDEUTSCHE ZEITUNG, November 2010 — Despite her daintiness, pianist of the evening Momo Kodama has the hands and the touch that the piece requires. She left the audience’s ears ringing from the intensity of her playing.

LE MONDE — The pianist threw herself into an interpretation of the Fantasie-Impromptu that has never been heard so feverishly characteristic of the art of the composer.

ZUGER ZEITUNG — Momo Kodama played the extensive and very demanding solo part superbly in every respect. She seemed effortlessly to command all the technical and musical elements, the strong but always supple touch of her right hand deserving special admiration.

LE DEVOIR — Momo Kodama’s sonority is absolutely ideal for this piece [Mozart K 467]. Far from the usual sentimentality, her performance speaks from the inside; melodies and motives take turn in such a natural manner that one imagines being brought back to the first performance of the concerto. When performers surprise the listener to such an extent in such a famous piece, one can only applaud.

FRANKFURTER ALLGEMEINE — With the glass-like clarity and never forced touch, every phrase was researched even in the virtuoso passages. The performance, which was altogether impressive, reached some moments of extreme beauty.

ONGAKUNOTOMO MAGAZINE — At the beginning, Momo Kodama expressed the composer’s modernity, one of the various aspects of his character. At moments demanding, computer-like accuracy and her unequalled pure technique succeeded in constructing solid structure in the music. The ‘Italian Concerto’ was played with all kinds of expressions such as symphonic construction, building various sound colors, and liberal use of dynamics. Thus she showed her ability to make music on a grand scale.

WIGMORE HALL DEBUT – LONDON (Ivan March) — Momo Kodama created something of a sensation in London at her Wigmore Hall debut, which ended with an explosion of ecstatic bravura in Messiaen’s extraordinary Vingt Regards. She had begun with a grippingly evocative account of Debussy’s l’Isle joyeuse. In Scarbo the virtuosity was dazzling and at times thunderous – it seemed incredible that the fingers of this diminutive figure sitting poised over the Steinway keyboard could command such malevolent weight and projection of sound.

THE BOSTON PHOENIX, December 15, 2000 – Boston Symphony Hall
Momo Kodama: Tchaikovsky Her Way
Kodama gives you Tchaikovsky straight from the shoulder, as opposed to the wrist or the elbow, so when she bangs (and given her small size she pretty much has to), she still gets a decently full rounded sound out of the instrument.

…I didn’t hear Van Cliburn at Tanglewood this summer, but his legendary recording now sounds like Establishment Tchaikovsky, or bad Masterpiece Theatre: majestic, sensitive, hollow. Kodama’s mercurial passion was the stuff of live-performance dreams: personal, heartfelt, true.
–Jeffrey Gantz

WASHINGTON POST, December 11, 2000 – Kennedy Center, New York
She’s a natty player fastidious when it comes to textures and transparency. Her occasional re-discovery of quietness was refreshing, and she bought out those rare moments when Tchaikovsky says two things at once rather than one thing very insistently. There seems to be intelligence at work.
–Philip Kennicott

THE BOSTON GLOBE, December 7, 2000 – Boston Symphony Hall
Krystian Zimerman needed to send his superpiano to New York early to get it into shape for the Boston Symphony Orchestra’s Carnegie Hall performances this week, so he bowed out of Tuesday night’s concert. This opened the way for the debut of the Japanese pianist Momo Kodama, who played the Tchaikovsky Concerto, which she will also perform with the orchestra on tour dates in Newark and Washington D.C.

Kodama has an interesting pedigree; among her teachers were figures as diverse as Murray Perahia, Andras Schiff, and the late Tatiana Nikolayeva. The audience Tuesday night gave her a standing ovation. There was something irresistible about the way this tiny woman could make effects in a work that male titans of the keyboard declared unplayable when it was new, 125 years ago.
–Richard Dyer

BOSTON HERALD, December 6, 2000 – BSO/Seiji Ozawa
Japanese Pianist Shows Will
Kodama has been receiving increasing international recognition, and it’s easy to see why. She can make a big sound with little apparent effort, summon up an attractive, lyrical tone and even dazzle with technical brilliance. Her best playing of the evening in fact was in the extended solo at the movement’s end, a solo she filled with poetry.

Kodama also brought out the playfulness of the genteel second movement as few do, and she certainly showed that she can play fast in the third movement, taken at a breakneck pace.
–T.J.Medrek